23 novembre 2008
N comme Napeléon III
Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France,
de l’Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant
créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est
le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui
brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent,
l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut
qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit
et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est
impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y
ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au
nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui
du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé ».
Victor HUGO,
dans » Napoléon, le petit «
Réédité chez Actes Sud
03 août 2008
Notre peur la plus profonde
Notre peur la plus profonde n'est
pas d'être incapable ou inadapté.
Notre peur la plus profonde est
d'être puissant au-delà de toute mesure.
C'est notre lumière, pas
notre ombre qui nous effraie le plus.
Nous nous demandons :
"Qui
suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ?"
"En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?"
Vous êtes un enfant de la Nature.
Jouer petit ne rend pas service au monde.
Il n'y a rien de sage à rétrécir pour que les autres ne se sentent pas en danger à cause de vous.
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de la Nature qui est au-dedans de nous.
Elle n'est pas seulement dans certains d'entre-nous. Elle est en chacun.
Et en laissant cette lumière briller en nous, nous donnons aux autres la permission d'en faire autant.
Lorsque nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.
Marianne Williamson, A Return To Love: Reflections on the Principles of A Course in Miracles, 1992.
Traduction Julien Potron.
Avec une petite substitution du mot "God" par le mot "Nature"...
Our deepest fear
Our deepest fear is not that we are inadequate.
Our deepest fear is that we are powerful beyond measure.
It is our light, not our darkness
That most frightens us.
We ask ourselves
Who am I to be brilliant, gorgeous, talented, fabulous?
Actually, who are you not to be?
You are a child of Nature.
Your playing small
Does not serve the world.
There's nothing enlightened about shrinking
So that other people won't feel insecure around you.
We are all meant to shine,
As children do.
We were born to make manifest
The glory of Nature that is within us.
It's not just in some of us;
It's in everyone.
And as we let our own light shine,
We unconsciously give other people permission to do the same.
As we're liberated from our own fear,
Our presence automatically
liberates others.
Marianne Williamson, A Return To Love: Reflections on the Principles of A Course in Miracles, 1992.
Avec une petite substitution du mot "God" par le mot "Nature"...